NICOLAS RAYBAUD, 4E SOLO #HAUTEROUTE

La Haute Route est la première épreuve cyclosportive par étape qui enchaîne autant de difficultés. La haute route comprend :

  • 15 cols mythiques
  • 730 km
  •  17 000 m de dénivelé positive
  • 1 contre la montre sur le Col du Granon
  • 4 arrivées en sommet

L’alimentation, la récupération et le choix du matériel sont donc trois éléments importants pour optimiser la performance.

Cédric Bonnefoy qui a suivi toute la semaine la Haute Route c’est prêté au jeu de l’interview de Nicolas.

Il termine 7e du scratch et 4e dans la catégorie solo. Toujours au avant poste, il a animé la haute route.
Une très belle performance où les partenaires du team ont aussi été à l’épreuve.

Pourquoi as-tu choisi de participer à la Haute Route ?

La Haute Route s’est décidée trois semaines avant le départ. Je l’ai mise entre guillemet suivant mes dispositions. Initialement, nous souhaitions réaliser l’épreuve en team, mais le coût était trop important. Par défaut, je me suis inscrit en solo pour me faire des vacances alliant ma grande passion pour le vélo, afin de communiquer sur le support du team via twitter, facebook et le site, en collaboration avec la haute route.

Quelle a été ta préparation pour la Haute Route ?

La saison a été rythmée et équilibrée entre cyclosportives, critériums et courses à étapes. J’ai eu l’occasion à de nombreuse reprise de travailler le coup de pédale de la montagne, en particulier sur le Trophée de l’Oisans et un stage en altitude de 4 jours avec AG2R La Mondiale à la Toussuire, un mois avant l’échéance. J’ai repris un travail de PMA une semaine avant l’échéance, puis une semaine pour recharger les batteries.

Quels était tes objectifs ?

Il était difficile de fixer un objectif de classement, car plusieurs questions restaient en suspens : les participants, un règlement avec des tranches d’âge larges. Au départ, je souhaitais réaliser un top 20 sur le classement scratch. @davidpolveroni m’a convaincu que je devais être plus ambitieux. Il a eu raison.

Terminer dans le top 10 au classement scratch, et un top 5 sur le classement solo avec pour objectif de podium sur étape ou au général. Le contrat est rempli.

Comment gérais-tu tes journées?

Sur chaque cyclosportive, je me suis habitué à des protocoles pour bien récupérer, appris  à bien m’alimenter (avec les conseils de Laurent Marcon) et surtout, j’avais un accord avec l’organisation en tant que presse. Il me fallait tout optimiser pour bien récupérer.

  • Petit déjeuner. Il était souvent 2 heures avant le départ. Il était compris dans les prestations, mais j’avais prévu de déjeuner par mes propres moyens : un gâteau sport, j’ai consommé une boite SportDéj’ pour la semaine et deux comprimés de BCAA, des fruits et un verre de café ou de thé avant le départ.
  • Lors des étapes. L’alimentation était particulière car le profil escarpé devait profiter à une énergie disponible rapide. Personnellement, j’ai du mal à digérer des produits solides. Je prépare mon ravito la veille en fonction du parcours, avec pour essentiel, des gels énergétiques de la gamme Overstim’s. Avant d’aborder  les premiers cols, un gel Hydrixir salé ou non, des gorgées d’Hydrixir+Malto dans les cols et à mesure, je me dirigeais vers des sucres plus rapides, type gel Anti-oxydant et Coup de Fouet dans les dernières pentes. Nous avons souffert de la chaleur. Il était donc intelligent de prendre soin de s’hydrater.
  • A l’arrivée. Se recharger. Je prends le ravito proposé avec un petit sandwich jambon, camenbert. Je me faisais porter aussi une boisson de Régéprot afin de réactiver le catabolisme protéique. Séance de massage, stretching , douche et surtout une bonne sieste et je prépare mon sac, ma tenue et le ravito pour le lendemain. Puis j’enfile les chaussettes ProRecup que je retirais avant la pasta-party.
  •  En mode journaliste. Direction la salle de presse, pour rédiger les articles et vivre la cellule de crise. Bouillant ! Journalistes du monde étaient présents et photographes pour faire les montages vidéos, briefing, publications des médias
  • A 17:30 se déroulait la cérémonie protocolaire
  • A 18:00, une collation perso
  • A 18:30, le briefing
  • A 19:00, le début de la pasta-party, et je pouvais faire plus ample connaissance et déterminer les tactiques du lendemain en particulier, le team vélo 101, Jean Broudeur, Richard Scales, @JakaJausovec, et les organisateurs.
  • A 20 :00, je retrouve mes amis de chambres à savoir Arnaud Lefrance qui est l’organisateur de la cyclo « la vélostar », @FlorentLigney un blogueur et actif du web et Olivier Lautard un cyclosportif passionné. Tous à des niveaux très différents, nous pouvions partager notre vision des étapes. C’était superbe ! Un bidon de Régéprot ou deux comprimés de BCAA. Et toujours un bidon de Malto pour reconstituer le stock.

Tu as souvent été à l’offensive. Pourquoi ?

Il n’y a pas de question à se poser. Nous ne pensions qu’au vélo (pas de boulot la veille), et j’étais confiant dans mes capacités. On m’a félicité pour cet esprit d’initiative et cela permettait d’animer la course et faire la sélection d’entrée. Il y a seulement lors de la 4e étape que j’ai manqué de force pour attaquer. J’ai eu raison et cela m’a fait prendre confiance. C’est lors des 3 étapes que mon abnégation à payer me classant  4e de l’étape au sommet du Galibier.

Côté matériel et textile ?

Le Specialized SL3 équipé d’un double plateau ovale 39×53 de la marque Stronglight et d’une cassette 12/28. Le cadre répond parfaitement à l’exigence de la montagne et pour les profils. Il se destine à un cyclosportif averti et au compétiteur. C’est un cadre léger, rigide et réactif. Il ne fléchit pas. Si les jambes ne sont pas là, le cadre vous le fera sentir.

Les plateaux ovales permettent de garder une grande souplesse articulaire et limite la fatigue musculaire.

J’enfile la tenue Specialized factory extrêmement confortable et aéré, avec les socquettes BV Sport tissées spécifiquement pour la pratique du cycliste, apportant un maintien au niveau de l’aponévrose plantaire.

Et pour compléter la récupération, c’est Bv Sport.

Comment définirais-tu la Haute Route ?

Pour la majorité l’avis est positif. L’OCThirdPole est spécialisé dans l’évènementiel de la voile. La Haute Route est unique en France et il se devait d’avoir une telle épreuve en France. La Haute Route s’inspire du Jeantex Tour. Ce dernier est déjà bien rodé et a la particularité de se pratiquer qu’en duo. La Haute Route se distingue par la possibilité de solo, duo et team. Sur ce point, ils vont certainement revoir le principe car cela était très confus. Je ne crois pas que l’épreuve va s’orienter vers un esprit compétition. Il souhaite garder un esprit cyclosportif, ouvert, international et limiter en participants.

La Haute Route reste unique, et nous en sortons transformés, chargés de souvenir.

L’an prochain, tu repars sur la Haute ? Que changeras-tu alors ?

 Sans hésitation, l’an prochain je repars sur la Haute Route. Ma préparation était excellente. La seule modification serait de le faire en Duo avec toi ou en team. A voir comment le règlement de l’épreuve évolue.

  • Rodolphe LOURD

    Encore bravo pour ta perf Nico, et merci pour toutes ces informations… elles seront précieuses à qui voudra se lancer dans l’aventure l’an prochain (personnellement ça me tente de plus en plus :-)).

    • Raybaud Nicolas

      c’est avec plaisir que j’ai répondu à cédric.
      de mon idée, la haute route ne va pas vouloir créer un évènement en mélengeant les nations et que ce soit un défi du genre “Jeantex” tous en se démarquant en proposant de la mixité en solo, duo et team.
      C’est à vivre. Et quand la météo est avec nous, c’est encore mieux !

Lire les articles précédents :
Stage7 Un dernier col pour la #hauteroute avant la promenade des Anglais.

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