HAUTE ROUTE EN COULEUR

Article original de Specialized France

Durant 21 jours, 6 jours de pluie, 3 contre-la-montre en montagne, 2 jours de repos, plus de 2400 km et près de 60 000 d’ascension, Nicolas Raybaud a atteint l’objectif Triple Couronne au guidon de son Tarmac Disc. Plus que d’être finisher, c’est la manière dont il est parvenu à se hisser à la 3e position du classement général.

Nicolas est une personnalité modeste et généreuse, loin du tout pro. Il travaille en rotation de 3×8 dans l’agroalimentaire où il concilie sa profession et ses entraînements avec équilibre et efficacité. Il revient pour nous sur ces épreuves particulières, son entraînement et le matériel.

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« Heureusement que je travaille. Cela me permet d’investir dans de belles compétitions et c’est aussi une méthode d’entraînement. Dès que je m’arrête de travailler et que je peux rouler, je progresse. Une profession est un entraînement à part entière qu’il faut prendre en compte. Quand un athlète ne fait que s’entraîner, il arrive à un niveau très élevé, par définition le haut niveau. Quand on est amateur, il faut être patient et s’offrir des congés pour atteindre le haut niveau. »

« Chaque jour, je m’entraîne pour progresser physiquement, et également à trouver les meilleurs compromis d’équipements entre légèreté, rendement et confort… La progression se fait de manière empirique et factuelle. Nous avons tous nos expériences, et NOTRE vélo.

Amateurs, professionnels, débutants, nous avons tous un dénominateur commun : LA PASSION. Ce n’est pas le résultat qui importe, c’est la manière d’y arriver. L’interface qui nous lie à notre vélo est de quelques centimètres carrés. Il faut trouver l’équilibre optimal pour que votre vélo révèle son potentiel et votre valeur. Notre corps est en contact avec trois récepteurs, le guidon, la selle, les pédales, et j’y ajouterais les pneus. Ce sont quatre périphériques, de véritables indicateurs pour ressentir la route, transmettre votre puissance, anticiper et réagir à toute situation. Quand on est en harmonie avec son vélo, tous deviennent plus simples. La respiration est meilleure, l’esprit est plus lucide, le regard est à l’anticipation, les gestes sont plus réactifs, et nous pouvons donner le meilleur. »

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Selle POWER

« C’est sur les contre-la-montre en montée que la POWER a révélé toute son efficacité. Dans les Pyrénées et les Alpes, mes performances ont déjoué mes pronostics et ceux de mon entourage. La selle ne fait pas tout, mais c’est un point de fixation qui permet d’employer toute sa puissance sur les pédales. Assis comme dans un siège baquet, les mains posées sur le haut du guidon, le regard porté vers l’horizon, le tronc redressé pour une respiration contrôlée, avec le développement adéquat, je n’ai plus qu’à laisser faire les jambes. C’est le ressenti que j’ai eu. Une position unie, équilibrée et fixe, libérée de toute tension parasite. J’avais pleine maîtrise de mon effort et était très peu en position danseuse, même dans des parties plus raides. Dans ces dernières, je m’évertue à garder une cadence, le coeur stable afin de réaccélérer ensuite. La position assise était la plus économe, la plus efficace. »

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Dès que le plat se profile, c’est identique

« Lors des étapes longues et de l’ascension de longs cols, j’étais accoutumé à l’alternance de position entre bec de selle, position assise et danseuse, dans le but de travailler avec toute la chaîne musculaire et préserver de la force. J’étais toujours efficace, confortablement assis, sans douleur ou échauffement au niveau du périné. La faible longueur de la Power peut laisser penser que ce n’est pas une selle pour de la montagne, mais au contraire. Quand la pente s’accentue, que vous devez tirer sur le guidon et vous mettre en bec de selle, la stabilité est surprenante. Par le passé je roulais sur une Romin qui la particulité d’offrir un large bec de selle. J’avoue que la POWER est une révélation sur ce plan. Elle procure une aussi bonne stabilité. »

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La position sur le vélo a joué un rôle crucial

« Depuis le début d’année, j’ai revu ma position avec le Body Geometry Fit. Quelques millimètres en moins de hauteur de selle, une potence plus courte pour avoir un tronc plus relevé et mieux respirer, un recul de selle différent. Je n’étais pas loin de la réalité avant cette remise en position, mais ces quelques heures d’étude posturale m’ont fait gagner des minutes dans les cols et m’ont permis de diminuer la fatigue. »

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EN DESCENTE, LE FREINAGE

« Je suis bien positionné sur mon vélo, libéré de toute tension. Les mains en bas du guidon, le regard porté vers le prochain virage, j’attends le dernier instant. D’une pression sur les leviers de frein, la jambe tendue à l’opposé du virage, les forces s’équilibrent et le vélo prend sa courbe proche du sol, tel un pilote de moto. La surface des pneumatiques adhère à une trajectoire précise. Tu as pris quelques secondes sur tes poursuivants. Lancé, un minimum d’effort, je relance le vélo. Mon regard continue d’anticiper la prochaine épingle, et dans ma tête, je me dit : “mince, j’aurais pu passer encore plus vite”.
Il est vrai qu’au bout de quinze jours, à l’avant, le frottement métallique entre les platines et le disque était bruyant avec l’échauffement. La plaquette arrière, elle, était silencieuse. 60 000 mètres de dénivelé, mais autant de descente. »

LES PNEUMATIQUES

« J’ai souvent été déçu par des pneus qui s’usent trop vite, ont tendance à la crevaison, une carcasse trop souple, avec une mauvaise tenue de route, à devenir carré. Avec le S-Works Turbo, vous pouvez vous exprimer. Les arguments écrits sont bien réels : une faible résistance au roulement, une tenue en courbe exceptionnelle, il descend plus vite et tourne de façon agressive. J’utilise deux sections de pneumatiques : 24 à l’avant et 26 à l’arrière. Avec les nouvelles roues ROVAL qui sont un peu plus larges, cela me permet de gonfler à 6 bars et d’avoir plus de confort et d’adhérence, et diminue le risque de crevaison. Le rendement est efficace et la tenue en courbe est surprenante. J’ai pu m’échapper à plusieurs reprises dans les descentes, mais également me permettre de prendre mon temps en montée pour revenir en descente. Après plus de 2 400 km, les pneus étaient encore en bon état. »

 

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