Dans le Col de Mezhilac © David Boudin / www.aufildeslumieres.com ardechoise

L’Ardéchoise, du courage et de la joie.

Pour la 25e édition et mes 5 participations à l’Ardéchoise, cette année olympique, la météo ne ressemblait pas à Rio. D’une Ardèche à l’autre, entre Massif Central et vallée du Rhône entre Provence et Cévennes, 16 000 participants ont pris part à la « Superbe Ardéchoise » toutes formules confondues. Même si les confettis se sont transformés en pluie, et trois cas d’hypothermie, les bords de la route et les villages traversés sont toujours autant animés, redonnant de la chaleur à nos efforts. À la recherche d’une performance ou juste pour le plaisir de divaguer avec son sac à dos et son Diverge, ce grand bal populaire n’a pas fini de nous faire vivre des instants mémorables. Pour tous les âges, à toutes les aspirations, à l’Ardéchoise, dans cette cohabitation de génération, tout le monde y trouve son compte.

Tandis que les ultras-cycliste de l’Ardéchoise Vélo Marathon prennent un départ avancé, la question est de savoir si la météo va tenir ?

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À 7h30, nous nous élançons sur l’épreuve reine, ce parcours mythique au nom du plus grand rassemblement européen du cyclosport et du cyclotourisme. Le samedi, le départ est confondu avec 5 parcours différents. Il est difficile de se situer . La mythique Ardéchoise répertorie 10 cols, cumulant 4100 mètres de dénivelé sur une distance de 220 km. Qui est avec qui ? Nous aurons les réponses au sommet du Col de Mezhillac.

L’allure sera vive et constante au passage des Col du Buisson et des Nonières. La première descente me sera profitable pour prendre les devants avec un coureur de l’ECSEL.

Dans le Col de Mezhilac © David Boudin / www.aufildeslumieres.com ardechoise

Dans le Col de Mezhillac © David Boudin / www.aufildeslumieres.com

Dans le col de Mezhillac, le rythme sera imprimé avec intensité par deux connaissances Belges, Jurgen Moreels et Cédric Himpe (futur vainqueur de l’Ardéchoise). À la bifurcation des parcours, nous ne sommes plus que 10 dont Jean-Luc Chavanon, Nicolas Ougier, Dominique Colliard, Anthony Cheytion, Jacques Lucas, Jean-Marie Hudry, Jurgen Moreels, Cédric Himpe et Julien Lodolo (pour le parcours le marathon)

Jurgeen mène en danseuse et force l’ascension du Col d’Aizac, mais le groupe reste homogène et étiré.

Dans la descente technique vers le Burzet, dans une enfilade de virages sur une petite route, je prends l’initiative de partir. Cette qualité me permet d’escalader avec 20 secondes d’avance le long col de la Barricaude.

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Nicolas Ougier fera le gros du travail pour faire rentrer le groupe. Nous sommes plus que 9 où Jacques Lucas n’est plus du groupe. Nicolas Ougier mène gros braquet et entretien une allure d’usure. Il n’y a aucun signe d’hostilité des coureurs.

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Sur le col de Gerbier-de-Jonc, c’est autour de Jean-Luc Chavanon d’appuyer. Cette fois si je laisse filer, capitalisant à un retour dans la descente. Le pari est gagné et avec l’aide sur le plat des différents participants à la jonction des parcours. Au Gerbier de Jonc, la température est en-dessous des 10°, le contraste du ciel augmente, et les nuages sont sombres en direction de Saint-Félicien. On ressent une vive fraîcheur et l’apparition de bruine. À mesure que nous avançons, la météo se dégrade.

Les premières hostilités. 

À Saint Martin de Valamas, au km 155, la pluie commence à faire son apparition et la course est toujours aussi intense. Malgré, un profil roulant, c’est dans le col de Clavière que je décroche. C’est alors que le contre-la-montre commence. Heureusement, nous ne sommes jamais seuls à l’Ardéchoise. Les milliers de cyclistes présents sur la route nous donnent l’impression d’aller vite et ça motive ! Devant, Nico Ougier et Jurgeen Moreels retiennent les hostilités de Cédric Himpe.

Au col de Rochepaule, je retrouve un bon coup de pédale, mais le déluge suivant sera pétrifiant et je suis pris d’un violent coup de froid dans la descente.

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© David Boudin / www.aufildeslumieres.com ardechoise

L’ascension du Col de Lalouvesc sera un combat pour se réchauffer.  Ici, je vois le retour en force de Jacques Lucas. Devant, Cédric Himpe portera le coup de grâce, avant de prendre tous les risques dans la descente du Buisson jusqu’à la ligne d’arrivée. .

Les 20 derniers kilomètres sont difficiles et pourtant en descente. Le déluge est de plus en fort dans la descente. L’objectif est d’arriver entier. Je mesure le risque, mais je suis serein sur les freinages en descente. Sur le bout des doigts, la préhension à freiner est facile et efficace, ajoutant une sérénité non négligeable.  Le désir de prendre une bonne douche chaude et de manger des ravioles est motivant 😉

Pour conclure, je paraphraserai cette citation tirée du Journal d’Anne Franck

Le courage et la joie sont deux facteurs vitaux.

L’épreuve a été difficile et les défaillances ont été vraies pour tous les participants. Le courage et la joie de franchir la ligne sont deux qualificatifs qui valent plus qu’une victoire. Je termine à la 9e place à quelques minutes du top 6 et grimpe à la 3e marche du podium de la catégorie d’âge avec Jurgeen et Cédric. Je suis satisfait de ces bonnes sensations, confiant et positif.

Au-delà de l’aspect sportif, j’ai été ravi de rejoindre l’équipe Specialized France, et apporter réponses à vos questions, notamment sur les freins à disques.

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Photographies :

Merci de l’accord d’utilisation des photos de David Boudin disponible sur www.aufildeslumieres.com

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