Décryptage du Diverge à l’occasion de la première édition du Gravel Roc.

Dans le paysage évènementiel français, pour la première « Gravel » de l’histoire du roc d’azur, mon Specialized Diverge Comp est venu poser ses roues. Par définition le Gravel signifie littéralement « vélo de gravier ». Le Gravel, plus qu’une discipline de compétition, c’est avant tout un état d’esprit. L’idée est de chercher l’aventure là où elle se cache, sans être limitée par ses envies et les aspérités du terrain.

Le gravel est à la croisée des chemins et de la route.

Pour cette première édition, nous étions plus de soixante-dix participants à découvrir un parcours de 50 km cumulant 750 mètres de dénivelé positif. Sans nos suspensions VTT, nous étions quelque peu malmenés avec nos cintres route. Si le gravier était d’un calibre important et incisif, il n’en fait pas moins que l’itinéraire était parfait et exigeant pour la pratique et le développement du Gravel.  

“A l’avant course, c’était la compétition. Mais d’un point commun, je n’ai jamais vu autant d’entraide entre les participants. Après avoir épuisé ma seule cartouche de Co2,  les participants m’ont prêté de l’aide pour réparer ma seconde crevaison. Dans ce contexte, il est plus que necessaire de prendre deux chambres à air, et plusieurs cartouche”. rapportait Stéphane COGNET à l’arrivée.

Le parcours a été réussi et équilibré. Alternant différents types de surface (des pistes sablonneuses, poussiéreuses, du goudron et des descentes engagées dans des ravines et les cailloux), le tracé empruntait des pistes communes au Roc Marathon comme le Fournel, le Bougnon et le chemin des douaniers que j’ai pu courir la veille [voir le parcours].

Le vélo Gravel

Face à l’hostilité du parcours, le vélo doit être robuste. Lors de l’évènement, j’ai utilisé un vélo Specialized DIVERGE COMP.

Esthétique, le cadre est soigneusement conçu pour la pratique en y intégrant les câbleries et en adaptant la géométrie afin de conserver de la réactivité, de la stabilité et de la fluidité dans le pilotage.

Du côté des équipements.

J’ai monté le Diverge avec la Selle Power qui procure un grand confort et de la stabilité. Je portais les gants Grail afin d’atténuer les vibrations du terrain, et tenir fermement le guidon. .

Les roues alumium étaient équipées des robustes pneumatiques ROUBAIX PRO en 28 mm de section. Le rendement sur route et gravel était excepionnel. Il était plus facile de faire la différence sur ses portions, contrairement à d’autre participants avec des pneus crampons. J’ai été surpris d’avoir autant d’accroche en montée et une bonne tenue en descente. Mais le pneu Roubaix a ses limites. Quand le terrain devenait plus fuyant, j’ai joué avec des manœuvres de dérapage. Gonflé à 4.5 kg, j’ai été épargné par les crevaisons sur les 3/4 de l’épreuve. À seulement 14 km de l’arrivée, ma chambre à air avant s’est percée à cause d’un imparable bris de verre. C’est le jeu 😉

Heureusement, j’avais tout le nessecaire de réparation dans mon système de rangement SWAT (Storage, Water, Air, Tools). C’est un kit de réparation disposé sous le porte bidon permettant de se dispenser du sac à dos ou d’une sacoche.

Pour résumer

Le GRAVEL fait le pont entre les univers de la route et du tout-terrain. Les cyclo sportifs, randonneurs, vététiste et cyclistes urbains en seront ravis. J’ai trouvé une façon ludique de rouler entre la maison et travail, de travailler l’endurance et affiner mon pilotage sur un vélo robuste, confortable et passe-partout. C’est un vélo parfait pour randonnée à l’Ardéchoise comme pour rouler au quotidien.

Retrouvez mon test complet du Specialized Diverge COMP sur www.test4outside.com


En répérage pour VTT Mag.

Je vous offre le témoignage de mon ami Dominique Bard ” le mécano hors-pair à la volonté de fer ” (En clin d’oeil à l’article d’Olivier DULAURENT, cyclosport mag)

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Accompagné de Stéphane GUITARD (rédacteur en chef de TopVélo et VTT Mag), nous avons fait le repérage du Gravel Roc en mode OFF. Sur certaines parties, le tracé est un peu technique. Le VTT était bien plus adapté mais il fallait bien aussi trouver un parcours pour les vélos de routes montés en pneu de cyclo-cross, et pour se régaler sur des chemins moins pentus (ou plutôt moins caillouteux). Et oui, les risques de crevaisons et de chutes sont bien réèls. J’avais préparé les vélos avec des chambres anti-crevaisons et une pression de 5KG (peut-être un peu trop) ce qui nous a permis de faire les 50 bornes sans aucuns incidents.

Pour ma part, j’ai eu le privilège de rouler sur un vélo prété par la marque SRAM (merci Altino) avec le groupe SRAM Force CX1 (42X11/36) . Malgré mon handicap j’ai pu passer de partout sur le vélo même sur la bosse finale en ligne droite dans la terre rouge !! (merci aux spectateurs qui nous encouragaient)

J’étais particulièrement à l’aise dans les parties montantes mais plus handicapé dans les descentes techniques car des qu’elles étaient un peu trop cassantes. J’ai du descendre du vélo afin de ne pas prendre de risque ni pour ma jambe, ni pour ma clavicule qui n’est pas encore tout à fait remise.

De mon avis, le parcours aurait été plus abordable, voir idéal dans le sens inverse car sur plusieurs passages il aurai été plus sage de passer les descentes à la montée et vice versa. comme la montée sur bitume de Valdingarde suivi d’une longue descente sur un terrain cassant.

Quoiqu’il soit c’est une très belle initiative que de faire un parcours Gravel. Bravo aux organisateurs pour cette idée qui permet de concilier route et VTT ce qui ouvre de nouvelles perspectives à l’Ardéchoise par exemple.

La Gravel Roc sur Strava

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