La Marmotte s’est plantée en travers de ma route

La Marmotte a changé ses plans. Tout est allé de travers. Je le sais “ Tout arrive sur La Marmotte”. Dimanche 8 juillet, nous étions près de 7500 participants à nous élancer sur le mythique parcours de la Marmotte. Avec un soleil chaleureux, les cols de l’Oisans et de la Maurienne nous allaient nous offrir une journée sans pareil. Retour sur une journée qui m’a fait réviser la conjugaison du verbe “Recevoir” à tous les temps et m’a donner une belle leçon d’adaptation. 

Fred OStian David De Vecchi au départ de la Marmotte

Rivalité

Tout a changé cette année. La Marmotte s’est placée un dimanche, et mis sa grimpée le vendredi. Historiquement, le samedi était entouré au calendrier, tandis que le dimanche, le débat se terminait sur les 21 lacets de l’Alpe d’Huez. En face à face, avec l’Étape du Tour, La Marmotte s’est affirmée et reste une cyclosportive de prestige en accueillant plus de 7500 participants. 

Il faut arriver à 100% sur la Marmotte

4 ascensions Hors-Catégorie, 5000 mètres de dénivelé positif, et 170 km, ces chiffres peuvent effrayer pour le novice. Avec plusieurs années de Marmotte dans les jambes, le parcours ne m’effraye plus. Je sais qu’il faut être en parfaite condition pour y performer.

Mon plaisir du vélo a eu le dessus sur la raison. 

Évitant le drame en face à face avec un automobiliste, la violente chute sur le dos survenu 1 semaine auparavant m’a réduit mon énergie. Je reprends l’entrainement 2 jours avant la cyclosportive avec un dos cimenté et des douleurs. Les jambes étaient plus bonnes veille de départ. La séance de natation à ciel m’avait libéré de plusieurs tensions. 

L’heure de vérité

Il est 7 heures, lorsque le départ est lancé de Bourg d’Oisans. Ce départ est toujours aussi rapide et nous mène rapidement vers le Col du Glandon.

Dès les premières pentes, l’allure est soutenue. Je ressens pourtant que les jambes qui crampent. Déjà ! Aie.

La Marmotte Granfondo Alpes Col du Glandon Nicolas Raybaud-6

Je suis plus facile en danseuse, mais n’est pas le coup de pédale des bons jours. Au sommet du Glandon, le chronomètre est arrêté. 

Oui, à la Marmotte tout peut arriver. 

Dans ma tête, je sais que je peux me refaire dans le Col du Télégraphe et du Galibier.  

Se laisser porter vers l’île au soleil

Après une transition rapide dans la vallée, nous arrivons au pied du télégraphe. Je suis collé. Mon nouveau capteur de puissance PowerCranks Specialized ne ment pas. À 220 watts, j’ai les jambes comme du ciment. Dire, qu’il y 34 km jusqu’au sommet du Galibier. 

Aujourd’hui, j’ai pris le Plan C. J’irai où bout de l’effort avec mes capacités du jour. Je m’arrêterai à tous les ravitaillements, causerai avec les bénévoles, et garderai le plaisir. 

La Marmotte Granfondo Alpes Col du Télégraphe Nicolas Raybaud-3

Je vois remonter les cyclistes un à un. J’avance à mon rythme. Le Télégraphe, c’est fait. 

La Marmotte Granfondo Alpes Col du Galibier Nicolas Raybaud2

Je me rafraîchis d’eau à Plan Lachat et poursuis dans les pourcentages les plus exigeants.


J’apprivoise les pentes du géant des Alpes. Nous voici dans le denier kilomètres.


Je m’arrête au sommet du Galibier et prends mon élan dans la longue descente qui me ramène à Bourg d’Oisans. Finalement, ce n’est pas si difficile quand l’intensité est réduite.

La Marmotte Granfondo Alpes Col du Galibier Nicolas Raybaud

Bourg d’Oisans, l’arrivée n’est plus si loin. Après un arrêt au ravitaillement, je retrouve plaisir à grimper à hauteur de 300 watts sur les premiers kilomètres. Mais le miracle sera de courte durée dans la montée de l’Alpe. 

Je terminerai avec une note positive relevant que la moyenne de puissance développée sera meilleure que le télégraphe et le galibier. Avec un temps total de 7h30, je franchis la ligne d’arrivée de l’Alpe d’Huez. Je suis bien loin de mon meilleur temps en 6h10. 

Une première vraie défaillance.

Le corps humain n’est pas comme une automobile qui te signale un défaut moteur. Il va se mettre de suite en sécurité et freiner tes capacités. Tu peux beau avoir toute la volonté d’avancer. Si le corps ne veut pas, il ne veut pas. 

Nous pourrions philosopher sur le mot “épreuve” et “‘adversité”. Nous savons que ce sera difficile et il faut la gérer et s’y adapter. C’est des obstacles à franchir que naît notre force.   

Aujourd’hui, l’adversité s’est dissimulée sous ma passion.

Il faut accepter et ne pas renoncer. Il faut rester humble et positif. Oui, la Marmotte reste et restera un adversaire redoutable et à redouter. Réaliser la Marmotte est un passage obligé pour tout cycliste. 

Avez-vous déjà subi pareil défaillance  sur une cyclosportive ? 

La Nutrition

Au petit-déjeuner

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Pour le ravitaillement

  • 6 bidons dont 1 roctane et 5 avec un stick d’électrolyte GU.
  • 1 paquet de gomme Clif 
  • 1 barre BonkBreakers
  • 6 gels GU: 3 roctanes et 3 Gu Energy

Mes équipements

Specialized Tarmac S-Works SL6 équipé des roues Roval CLX32 montées des pneus Turbo Cotton.

Specialized Tarmac Disc S-Works SL6

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