cycliste nicolas raybaud qui grimpe le col de l'izoard

Super Granfondo Galibier Izoard | Le choix raisonnable au tour de l’Izoard

Après une première édition réussie, Serre-Chevalier accueillait la Super Granfondo Galibier Izoard. Cette épreuve du Grand Trophée France est dominée par la double ascension du Col du Galibier et la montée du Col de l’Izoard. La seconde option mediofondo réalise une boucle en passant par l’Izoard. David De Vecchi inscrit une deuxième fois son nom au palmarès du Supergranfondo. C’est une victoire époustouflante dans une météo orageuse. Sur le mediofondo, c’est le jeune Sylvère Mory qui lève les bras. 

nicolas raybaud en tenue slpro specialized et lunette biz matrix lors de la supergranfondo galibier izoard

Super Granfondo Galibier Izoard, un format hors norme

Oser gravir deux des grands majeurs des Alpes est un défi. Oser gravir ces sommets mythiques sous les averses impose le respect et une solide motivation. 198 km, plus de 4500 mètres d’ascension cumulés, le meilleur réalisera moins de 6h30 pour franchir la ligne. 

Il est 5 heures du matin, et l’orage est important. Je prends mon petit déjeuner souhaitant une accalmie. Les prévisions de météo ciel ne sont pas positives. 

Par “Amour de soi”, je veille à ma conservation.

Si à 7h la pluie ne cesse pas, je prends le départ du Mediofondo. La pluie ne s’est pas arrêtée. Un mal pour un bien. La fatigue cumulée au travail me pèse. Je renonce à m’élancer à sur le Super Granfondo au profit de récupérer les heures de sommeil qui me manquent. 

Mediofondo Izoard

Je me pointe à vélo aux pieds des télécabines de Serre-Chevalier. Rodolphe Lourd est présent. Je ne suis pas seul à m’être fixé une limite raisonnable. Le ciel est d’un bleu saturé avec un soleil rayonnant. Cette météo est folle. Les prévisions annoncent une fenêtre de ciel bleu jusqu’à 14h. Il ne faut pas trainer sur les 100 km et 2300 mètres d’ascensions. 

départ du super granfondo galibier izoard

Nous descendons à une allure modeste jusqu’à Guillestre. C’est à cet instant que les intensités vont débuter. Je suis réactif aux attaques et aux contres. Nous sommes 6 à nous détacher. Les costauds ont de la puissance à développer. L’élastique lâche. Je vais me restreindre à déployer mes forces pour atteindre la stèle dédiée à Louison Bobet et Fausto Coppi.

cycliste du parcours mediofondo izoard

L’itinéraire fait un crochet par une montée escarpée et gravillonnée pour rejoindre les gorges du Guil. Il faut être attentif.

J’ai aimé cette variante. C’est une route technique qui coupe de la monotonie du Guil. 

brunissard nicolas raybaud

Le col de l’Ange Gardien se dresse. Je suis accompagné par deux coureurs. La pente se prononce. Je trouve un tempo qui me convient. Je vois que mes compagnons cèdent des mètres avant d’entrer dans le col d’Izoard situé sur la commune d’Arvieux.

col de l'ange gardien brunissard arvieux

Nous entrons à Brunissard. C’est le point de rupture et le début du Col de l’Izoard. Assis, je maintiens un exercice plus intense dans les pourcentages les plus importants. 

Je retrouve des sensations !

 De la Haute Route à l’étape du Tour, j’ai toujours été en sympathie avec cette escalade. Je suis surpris de retrouver un coup de pédale à la grimpe. 

cycliste nicolas raybaud qui grimpe le col de l'izoard

Lacets en sous bois, la pente moyenne frôle avec les 9%. 

Nous arrivons à l’un des points de vue, qui fait que l’on aime l’Izoard : La casse déserte.

fin du col d'izoard

Zone lunaire, rocailleuse avec ses pitons de cargneules, ce passage permet un court instant de répit avant d’attaquer les deux derniers kilomètres du col.

descente de la route du col de l'izoard

La descente est totalement fermée à la circulation. C’est un point de sécurité plus qu’appréciable dans une course cycliste. Les nuages sont noirs à l’horizon et nous filons droit dedans. Le vent souffle contre nous.

L’orage arrive, il ne faut pas trainer !

Je me profile en contre la montre avant qu’une pluie torrentielle ne s’abatte. Contrat remplis ! Je franchis la ligne en 8e position en 3h14.

arrivée du supergranfondo galibier izoard nicolas raybaud

Pour résumer.

Félicitations à l’organisation. Grand Trophée propose des itinéraires de courses magnifiques et difficiles. Les clameurs sont à donner aux accompagnants, les bénévoles, et l’encadrement de course. Ces présences sont d’une motivation que je n’oublie pas. 

Les points forts 

  • La difficulté et la beauté des parcours
  • Le maillot GOBIK offert dans le welcome pack
  • Le chronométrage et les résultats sont rapides et sans failles 
  • L’encadrement lors de l’épreuve
  • La fermeture de la descente du col d’Izoard

Les points à améliorer

  • La ration du repas d’après course est légère et peu qualitative
  • Les restaurants de la ville de Serre-Chevalier étaient fermés
  • L’accès et le service aux ravitaillements ne sont pas facilités si l’on joue une performance

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