TRILOGIE DE MAURIENNE | Gloire aux grimpeurs

Saint-Jean-de-Maurienne accueille la Granfondo Trilogie de Maurienne. Ce sont plus de 250 km et 9500 mètres d’ascensions qui sont roulés en 3 jours. Tous les ingrédients sont réunis pour rendre heureux les grimpeurs de France et d’Europe. Le soleil et les amis sont au rendez-vous. Week-end de 14 juillet, allons rouler sur l’étape du Granfondo World Tour.

col du galibier

La dernière rampe du col du galibier

La Trilogie de Maurienne, l’amour des grimpeurs

Quand on s’inscrit à la Trilogie de Maurienne, il faut revoir ses unités sur son compteur. Les kilomètres se mesurent en mètres d’ascensions cumulés. La vitesse se calcule en vitesse ascentionnelle.

Pendant trois jours, les participants évoluent au cœur des vallées de la Maurienne, des Villards et de l’Arvan. Nous nous sommes mesurés aux cols célèbres de la région à l’image du Galibier, du Télégraphe et de la Madeleine. Nommée Arvan-Villards, la troisième et dernière étape est brutale, exigeante et davantage pour les grimpeurs des jours précédents.

Il faut aimer la montagne pour apprivoiser l’Arvan et les Villards.

La Trilogie de Maurienne est un concept propre à la marque de son organisateur Ludovic Valentin. Elle offre à la carte la possibilité de découvrir la Maurienne dans un esprit populaire, sportif et accessible. 

Le Gran Fondo World Tour®  a sélectionné la trilogie de Maurienne parmi plusieurs événements en Europe et ce n’est pas un hasard. La beauté des paysages traversés, l’intérêt des parcours proposés et la qualité de l’organisation ne sont pas à démentir au-delà de l’hexagone. 

En chiffres

  • 30. Le prix d’un jour de course comptant le repas, ravitaillement, welcome pack, photo de l’épreuve, transferts des vêtements à l’arrivée.
  • 3. Le nombre de jour de course.
  • 6. Le nombre de col hors catégorie.
  • 4550. Le dénivelé total de la dernière étape.
  • 13, comme le nombre de nationnalité différentes. France, Norvége, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Espagne, Russe, Mexique, Italie, Angleterre, Irlande, Suisse, Portugal, Finlande
  • 123 finishers sur les grands et petit parcours de la Trilogie

Acte 1 | Des lacets du Montvernier au col de la Madeleine

La nuit été courte. Heureusement que le départ est à 9h. 163 participants ont signés présents pour la premier jour de la Trilogie. À la remise des dossards, nous sommes toujours aussi bien accueillis. Il est de tradition d’avoir en cadeau un Opinel, un saucisson et un paquet de Crozets à l’effigie de la Trilogie. 

Les lacets du Montvernier précéderont le col du Chaussy avant de terminer par le col de la Madeleine. Nous entamons une section neutralisée avant de nous démêler sur les Lacets du Montvernier. Paradoxe entre ma perception de l’effort et la puissance mesurée sur mes powercrancks Specialized, je réalise ma meilleure performance sur le segment Strava du Montvernier. Nous bifurquons sur le Chaussy. Il faut rester stabilisé dans l’effort pour ne pas se bruler les ailes.. 

La descente du Col du Chaussy est gravillonnée et sinueuse. À l’aise en descente, je me suis permis de gagner du temps. 

col de la madeleine nicolas raybaud trilogie de maurienne granfondo specialized

Le col de la Madeleine reprend sur une voie routière large. La montée est irrégulière jusqu’à la station de Saint-François Longchamp. D’ici à l’arrivée, il reste 4 kilomètres d’ascension sur une pente régulière. Ravitaillés au sommet, nous récupérerons nos vestes pour revenir en allure libre au départ. À la douche et les pieds sous la table, où des crudités, des pâtes et une tarte nous attendent au complexe sportif de Saint-Jean-de-Maurienne.

Acte 2 | Le Galibier en entier

Le deuxième jour, l’escalade est rude. Nous grimpons le Col du Télégraphe et le Col du Galibier.

Comme la veille

col du galibier

Les lacets du Col du Galibier

, nous partons de Saint-Jean-de-Maurienne. La voiture ouvreuse neutralise la course jusqu’au col du Télégraphe. Le départ est en pente et à l’arrêt. Les jambes sont vites prises de douleurs. L’allure monte crescendo. Naturellement, les écarts se créaient. Il me faut moins de 41 minutes pour basculer vers Valloire. 

Le dernier kilomètre, le plus difficile est libérateur.

Le géant s’approche. 18 km d’ascension et pas des moindres se dressent devant nous. La sortie de Valloire nous ramène à la réalité de la gravité. Nous formons un petit trio à la reconquête de position. L’objectif est réussi.  

 

Au lieu dit Plan Lachat, c’est l’heure de vérité. La pente est à son plus fort de pourcentage. Les sensations sont bonnes. Je lisse mon effort. Comme magnétique, le sommet me donne des ailes. Vue dans haut, le panorama est providentiel.

Acte 3 | L’Arvan Villard. Une répétition à l’étape du Tour

Une approche intelligente. J’aborde ce dernier jour en mode préparation à l’étape du Tour. Ce dernier bloc de 4500m de D+ et 128 km est exigeant. Je ne veux pas terminer sur le point “mort”. Ce profil en dents de scie débute pour le col du Glandon et de la Croix de Fer. Je gère mon effort.

Dans la descente vers le col du Mollard, je comble mon retard. Court de 7 km, je suis à l’aise et m’isole de mes compagnons sur la grimpée de l’Arvan.

L’itinéraire sera long et usant jusqu’à la croix de fer. Mon plaisir est de monter à un tempo régulier. Cette stratégie vélo plaisir me permet de gagner des positions. 

La descente de la Toussuire est rapide sur un asphalte parfaitement enrobé.

nicolas raynaud sworks tarmac col de la croix de fer maurienne

La Croix de Fer. La première partie n’est pas la plus contemplative et sans nulle doute la plus difficile avec déjà 3500 mètres d’ascensions cumulés. En petite vitesse, j’arrive encore à rattraper des coureurs. Je garde des forces pour terminer en bonne note au sommet. L’arrivée au Glandon est comme un tremplin. Il suffit de lâcher les freins dans la descente de Croix de Fer. 

Retour au buffet, où je retrouve mes camarades autour d’une bonne tartiflette à Saint-Colomban-les-villards. 

Conclusion

La tendance se confirme à voir des jeunes de haut niveau débarquer sur “nos” épreuves. Ce qui fait que l’on recule au scratch tout en restant à notre place en catégorie. Et paradoxalement, je fait mieux en performance pure au regard des watts.  Je termine au pied du podium de catégorie sur le général C’est la preuve de la régularité et de la bonne gestion de ses 3 jours apprise au fil de mes 12 participations à la Haute Route 😉

C’est avec une pointe de regret que je quitte la vallée de Maurienne. Je laisse derrière mois 3 jours en rupture avec la semaine de travail où j’ai passé du bon temps à gravir les montagnes et de convivial soirée avec Rodolphe Lourd et Fred Ostian. 

Résultats de la Trilogie de Maurienne

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