(Français) La Ronde Tahitienne | Dépaysement en Polynésie pour le Grand Trophée 

À 17 000 km de Paris , je vous emmène en Polynésie Française à la découverte de Tahiti, Moorea et de la Ronde Tahitienne. Rouler entre océan et montagnes verdoyantes, nager dans les eaux turquoise, marcher sur les plages de sable blanc et regarder des couchés de soleil aux couleurs enflammées, je vous écris une série d’articles de ma semaine touristique à Tahiti. 

 Aujourd’hui, je vous emmène rouler à la cyclosportive de Papeete.  

La Ronde Tahitienne inspire à des séjours touristiques. 

Plus de 600 participants dont 225 étrangers de treize nationalités différentes se sont inscrits à la huitième édition de la Ronde Tahitienne. Cette épreuve du Grand Trophée est organisée par le Vélo Club de Tahiti présidé par Benoît Rival et parrainée cette année par Richard Virenque et Henri Sannier.  

Parmi le peloton, il faut compter près de 150 croisiéristes sur le quatre-mâts Wind Spirit de la société Windstar cruises.  

L’organisation de la Ronde Tahitienne l’a bien compris. La Polynésie a de nombreuses cartes à jouer afin d’attirer la participation étrangère. Elle propose des packages touristiques allant de 1100 à 1600 euros selon le niveau d’hébergement pour des activités identiques.

Pour en savoir plus http://www.larondetahitienne.com/tourisme.html

Jour de Ronde  

C’est à 5h que mon réveil vibre. Je glisse mon drap de l’hôtel Manava. Face à la l’océan et l’île de Moorea, je prends mon petit déjeuner. Mon ami de chambre 5103 venu de Pékin mange ses nouilles tandis que je croque mon granola et mon bouddha bol.  

Nous sommes une vingtaine de l’hôtel à nous diriger sur la ligne de départ. Nous passons récupérer les croisiéristes du Wind Spirit sur le port de Papeete. La chaleur se fait déjà ressentir. Mes deux bidons 750 ml ne seront pas de trop, même pour cette grande ronde de 110 km. 

L’ouverture de la cyclosportive est très cérémoniale. Un spectacle de danse et musique traditionnelle nous ait proposé. Un écran géant est installé pour la diffusion du direct de la cyclosportive retransmis sur Facebook. Les speakers Didier MARINESSE et Benoît RIVAL animent comme deux frères la journée.  

8 heures, je suis en sueur sous mon casque. Le soleil monte en force. Pour m’empêcher de surchauffe, je fais de mon mieux pour me cacher à l’ombre d’un enfant, mais malheureusement le petit ne jette pas beaucoup d’ombre. 

L’air est asphyxiant et lourd comme mes jambes. Mon cœur est déjà à haute fréquence. Tandis que les enfants prennent leur départ, nous sommes en ébullition sous un soleil qui monte en intensité. 

Tahara’a en asphyxie  

La chaleur était pesante.  Situé après 8km du départ et au retour du circuit, la montée du Tahara’a est le point stratégique de cette cyclosportive. Le franchir au plus vite afin de scier les jambes des suiveurs et tenter de se démarquer, ou éviter de se faire distancer. Il fait office de juge de paix dans le final. Un peu plus de deux minutes à l’aller et 1 minute au retour, ces temps d’efforts se passent dans une zone de puissance anaérobie.  

Je n’ai jamais connu pareil sensation de manque d’oxygène. Comme si mon sang était en ébullition, à la limite du malaise vagal en plein effort, je cherche à redescendre la température de mon corps. Je subis les assauts et me contraint à réduire ma puissance. Trop tard pour accrocher la roue de Jérôme Coppel et de Thomas Loreille. Je me laisse détacher en surchauffe. Je retrouve petit à petit mes esprits après quelques heures. Au PK55, nous faisons demi-tour et revenir sur Papeete.  

La dernière ascension du Tahara’a permet de n’avoir aucun regret. Moins de 1 kilomètre pour se faire plaisir et tenter de créer un écart. Aussi faible soit-il ce dernier tremplin est décisif pour la gagne. C’est ici que Jérôme Coppel prit les devants pour lever les bras sur la ligne d’arrivée de Papeete. 

Ronde en bord d’océan 

Mélange de senteur d’eau salée et des forêts boisées, nous pouvons apprécier le cadre exotique de la cyclosportive. Deux petites montées épicent la grande ronde en aller / retour sur la côte est de Papeete : la bosse de Nivée https://videos.kinomap.com/fr/watch/xktu38 et la montée du Vaihia https://videos.kinomap.com/fr/watch/dw369t 

L’île principale de Tahiti est très étonnante. Tout en manquant de la perfection de carte postale de ses petites îles sœurs comme Moorea ou Bora-Bora, il offre de grands paysages de pics volcaniques et de forêts denses, comme si Jurassic Park a été abandonné au milieu de l’océan Pacifique. Son rang d’une des plus belles cyclosportives au monde se confirme de par son cadre exotique davantage que la modestie de son parcours.  

La possibilité de s’inscrire dans une ronde totale de l’île serait de toute beauté. Le réseau routier n’est pas flexible, et la capacité d’organisation pour sécuriser les partants n’est pas encore suffisante pour rêver d’un tel itinéraire. J’ose y croire et je lance cette bouteille à la mer à Benoît 😉 

Elle est à faire !  

Cette épreuve est d’intérêt pour de belle vacance touristique. C’est rapide et amusant, sur une route bosselée. La Ronde Tahitienne a encore de grande ressource et possibilité ! Mon séjour m’a fait découvrir qu’un petit aperçu des îles de la Polynésie. C’est une cyclosportive exotique à noter dans sa liste de souhait.  Tahiti possède un terrain de jeu et une infrastructure d’entraînement idéale surtout pour les âmes de triathlètes, amoureux des trails en montagnes et des grands espaces bleus. 

Je retiens davantage ce qu’il y a à voir et à faire autour de la cyclo. Le pack touristique est la valeur ajoutée à la ronde et offre de nouvelle perspective à faire valoir la discipline du cyclosport comme j’aime le pratiquer : la conciliation du voyage et du sport. 

Les points forts 

  • La mise en valeur de Tahiti avec son pack touristique 
  • Un évènement d’intérêt social et sportif 
  • Une communication digitale et une retransmission live 
  • Des ravitaillements mains tendues 
  • Une manifestation festive et très cérémoniale 
  • Une loterie de valeur avec des billets d’avion à gagner 

Résultats 

Liens à suivre 

Revivre l’intégralité de la Ronde Tahitienne sur Kinomap 

 

Mon setup vidéo 

Merci 

Merci à tous les Polynésiens, Benoit Rival et la compagnie Air Tahiti Nui de m’avoir offert cette opportunité. Merci pour cette reconnaissance d’influenceur “Nicolas Raybaud, coureur amateur et surtout globe-trotteur du cyclisme amateur. Il accompagnera la course avec son appareil photo et sa caméra portative pour faire vivre ses abonnés de son site internet, le peloton 2019 de l’intérieur.” Source : http://www.ladepeche.pf/cyclisme-entrez-ronde/ 

Merci à Jérôme, Melody, Ingrid, Cédric, Vivien, Erwan, Benjamin, Didier, Richard, Marie, Henri, Sylviane, Alexandre, Thomas, Julien et Charles pour tous ces bons moments partagés de Tahiti à Moorea

Lire les articles précédents :
nicolas raybaud triathlon du dauphine 2xu Ta energy
(Français) Triathlon du Dauphiné | Le Sprint est à travailler

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